Guillaume Mouleux Growth Marketer
Growth Marketer

Est-ce que le SEO est mort en  ?

TL;DR :

  • - En un mot : NON !
  • - Le SEO évolue dans ses pratiques, mais ses grandes lignes ne changent pas et il reste un levier de visibilité utile et même indispensable.
  • - L'efficacité des réseaux sociaux pour la visibilité et la montée en puissance des moteurs de recherche par IA diversifient les approches, mais ne remet pas en cause la pertinence d'un site web (et sa visibilité dans les moteurs de recherche classiques) en tant que canal incontournable.

Réponse :

Disons‑le clairement, haut et fort : non, le SEO n’est pas mort. Les moteurs de recherche continuent d’indexer, de classer et d’afficher des milliards de pages chaque jour, et la majorité des entreprises tirent encore une part significative de leur trafic et de leurs revenus de la recherche organique. Ce qui a changé, ce n’est pas l’existence du SEO, mais son contexte : explosion des contenus, montée en puissance de l’IA, fragmentation de la recherche (Google, YouTube, Amazon, TikTok, IA, etc.), et exigences plus élevées sur la qualité réelle des sites et des contenus.​

Dire que « le SEO est mort » revient en fait à dire : « les vieilles recettes faciles ne suffisent plus ». Et ça, par contre, c'est totalement vrai : les tactiques basées sur le bourrage de mots‑clés, les textes creux générés à la chaîne et les backlinks douteux perdent en efficacité, voire sont activement sanctionnées.

A l’inverse, les sites qui travaillent le fond (expertise réelle, profondeur, clarté, expérience utilisateur, structure propre...) continuent à obtenir des résultats, même si la mécanique est plus exigeante (et les gains moins instantanés) qu’il y a dix ans.​ En gros, il faut vraiment travailler !

Ce qui a vraiment changé avec l’IA et les nouveaux usages

Là où le paysage s’est profondément transformé, c’est sur la forme de la recherche :

  • - Une part croissante des requêtes se fait via des interfaces conversationnelles (ChatGPT, Perplexity, IA Overviews de Google, assistants vocaux, etc.), qui produisent directement des réponses synthétisées. Bien qu'en augmentation constante, cette part reste toutefois marginale : on l'estime au maximum autour de 5 à 6 % fin 2025.
  • - Les recherches « zéro clic » augmentent : l’utilisateur obtient l’essentiel de la réponse dans un bloc IA, un extrait optimisé ou un panneau latéral, et ne ressent pas forcément le besoin de cliquer.
  • - Les utilisateurs se tournent davantage vers les réseaux sociaux et plateformes spécialisées (TikTok, YouTube, Reddit, Pinterest, Amazon…) pour certaines questions, en particulier les recommandations, les tutos et les avis.

Pour autant, ces évolutions ne font pas disparaître le besoin de sites solides et bien optimisés. D’une part, les IA et les moteurs conversationnels s’alimentent… dans le web indexé : sans contenu fiable, structuré et « crawlable », ils n’ont tout simplement rien à synthétiser ! De plus, certains réseaux sociaux (notamment Instagram ou TikTok) semblent eux-mêmes faire le pari de la SERP en étendant le référencement de leurs contenus au cours de l'année 2025, signe qu'ils misent sur une synergie plus que sur une vraie concurrence.

D’autre part, dès qu’il s’agit de comparer des offres, de vérifier la crédibilité d’une entreprise ou de passer à l’action (demander un devis, réserver, acheter), l’utilisateur finit presque toujours par atterrir sur un site ou une page bien identifiée.

SEO, réseaux sociaux et moteurs IA : concurrence ou complémentarité ?

Les réseaux sociaux et les moteurs IA ne « tuent » pas le SEO : ils fragmentent la recherche et obligent à penser la visibilité de manière plus large. Là où, avant, on pouvait raisonnablement se concentrer sur « remonter dans Google » en suivant des recettes presque en pilotage automatique, il faut désormais se demander :

  • - Où mes clients cherchent‑ils de l’information ?
  • - Sur quelles plateformes se forgent‑ils une opinion ?
  • - Où se trouve le dernier clic avant la prise de décision ?
  • - Et bien sûr et même surtout, quelle information leur sera véritablement utile pour répondre à la question qu'ils se posent ?

Mais même dans ce contexte, le site web reste central :

  • - C’est là que l’on maîtrise vraiment le discours, les preuves, l’argumentation, les parcours.
  • - On y est propriétaire et maître de son contenu, contrairement aux plateformes externes (réseaux sociaux notamment) qui peuvent supprimer ce qu'elles veulent, comme et quand elles veulent.
  • - Et en plus, c’est précisément ce canal que le SEO continue de rendre visible dans les moteurs de recherche classiques, pendant que d’autres efforts renforcent la présence sur les IA et les réseaux sociaux.

→ En pratique, la bonne question n’est donc plus « SEO ou réseaux sociaux / IA ? », mais « comment articuler SEO, GEO et social pour que toutes les portes mènent à une même base solide ? »

Guillaume Mouleux , growth marketer :

Guillaume Mouleux , growth marketer :

« Qu'on se le dise et redise : le SEO de est loin d'être mort ! Maintenant, s'il n’est pas un gadget à abandonner, il n'est pas non plus une relique à vénérer, mais un socle solide qu'il faut savoir adapter en permanence aux nouvelles pratiques de recherche en ligne : celles-ci ont toujours évolué, continueront d'évoluer... et les "bonnes pratiques" du SEO avec elles !

En travaillant à la fois la qualité de votre site (contenu, structure, expérience) et son rôle dans un écosystème plus large (réseaux sociaux, moteurs IA, prise de parole de marque), il devient un pivot : il permet à vos futurs clients de vous trouver, de vous comprendre et de vous faire confiance, quel que soit leur point d’entrée initial. »

Portrait Guillaume Mouleux